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Avant le début de l'Open d'Australie, cette nuit, faisons un point sur les cinq raisons d'espérer voir les français triompher dans différents domaines cette saison.
1°) Un meneur d'hommes et une meneuse de femmes en devenir
Vous l'aurez compris, il s'agit ici de Jo-Wilfried Tsonga, n°1 français et n°6 mondial, et de Marion Bartoli, n°1 française et n°9 mondiale. Deux joueurs solidement installés dans le haut de leurs classements respectifs et qui semblent prêts à assumer leurs statuts de leaders du tennis national.
Un statut qui semble évident pour Jo, 6° mondial, finaliste du Master 1000 de Paris Bercy et du Masters de Londres fin 2011, déjà vainqueur du tournoi de Doha cette saison, et un outsider très sérieux pour l'Open d'Australie. Le français se plaît dans ce rôle et annonce déjà qu'il vise encore plus haut, toujours plus haut. Cette 6° place ne lui suffit pas et c'est avec appétit qu'il annonce ses objectifs : déranger les tous meilleurs, gagner un Grand Chelem et la Coupe Davis. Et tout ça au plus vite. Si son corps continue de le laisser tranquille, on a toutes les raisons de croire que c'est possible tellement sa puissance, son coup droit et son service sont autant d'armes qui font peur aux plus grands. Les JO seront cette année une chance de plus pour Tsonga, puisqu'ils se dérouleront à Wimbledon, et que jouer pour son pays l'a toujours motivé.
Les JO, justement, c'est la grande interrogation pour Marion Bartoli. La française, qui ne joue pas en Fed Cup pourrait, malgré son classement, se retrouver privé des Jeux, en raison d'une règle qui oblige les joueuses à avoir participé à la Fed Cup l'année précédent les JO et l'année des JO. Cependant, Marion est prête à tout pour réaliser son rêve, y compris aller en justice. D'un côté sportif, sa première expérience en Hopman Cup, en début d'année, aux côtés de Richard Gasquet, semble lui avoir donné envie de jouer pour son pays plus souvent, tout comme la communion qui s'est créée entre elle et le public français lors de Roland Garros 2011 où elle a atteint les demi-finales. Niveau Grand Chelem, la numéro 9 mondiale semble encore manquer d'un petit quelque chose pour aller déranger les toutes meilleures pendant sept matchs, mais nul doute que Marion Bartoli va travailler encore et toujours pour tenter de combler cet écart.
2°) 10 hommes dans les 100 meilleurs mondiaux
Et 9 autres entre la 101° et la 188° place. Autant dire que le réservoir du tennis français masculin n'est pas prêt de se vider. Toujours bien représentée dans les qualifications des tournois principaux et lors des tournois ITF, la colonie française est l'une des plus fortes du monde, avec la colonie espagnole (13 dans les 100 meilleurs). Hormis les quatre joueurs français présents dans le top 20 (Tsonga, Simon, Monfils, Gasquet), la France peut compter sur de belles performances régulières de la part de joueurs moins bien classés. On pense par exemple aux deux matchs remportés par Jérémy Chardy en Coupe Davis en Autriche alors qu'il n'avait plus gagné depuis des mois, aux performances de Llodra lors de l'édition 2010 de cette même compétition, aux beaux parcours de Benoît Paire (demi-finaliste à Auckland) et Julien Benneteau (finaliste à Sydney) cette semaine. Bref, le tennis français masculin est florissant et a certainement de belles années devant lui.
3°) Des jeunes en progression rapide
En effet, parmi les 19 français du top 200 ATP, et parmi les 12 françaises du top 200 WTA, on compte de grands espoirs du tennis hexagonal. Maxime Teixeira (162°), Kenny De Schepper (135°), Kristina Mladenovic (144°), Caroline Garcia (134°), pour ne citer qu'eux, donnent à la France de belles raisons d'espérer pour les années à venir. Du côté féminin notamment, où Caroline Garcia reste sur une saison 2011 pleine qui l'aura vu atteindre le 2° tour à Roland Garros et à l'Open d'Australie avant de continuer ses gammes sur le circuit secondaire. Elle a malheureusement échoué lors du 3° tour des qualifications de l'Open d'Australie mais reste une joueuse à surveiller. Même déception pour Kristina Mladenovic qui échoue au 2° tour mais qui pourra se consoler en pensant à son début de saison (deux victoires sur des top 100, Dushevina et Krajicek) et surtout à sa fin de saison 2011 qui l'avait vu enchaîner les titres aussi bien en simple qu'en double, la classant ainsi 144° en simple et 82° en double.
Côté masculin, Kenny de Schepper reste sur une fin de saison très difficile avec une incroyable série de défaites, alors qu'il semblait tout proche de percer lorsqu'à Wimbledon il s'est qualifié pour le tableau principal avant de céder en 5 sets face au belge Rochus. Il aura à coeur de se reprendre dés l'Open d'Australie où il bénéficie d'une invitation. Maxime Teixeira, lui, a besoin de temps pour confirmer les espoirs placés en lui après avoir été mis sous le feu des projecteurs à Roland Garros 2011 à l'occasion d'un 2° tour face à Roger Federer.
4°) Une année olympique
Et qui dit année olympique dit un tournoi majeur en plus. En effet, le tournoi olympique s'intercale juste entre Wimbledon (et se jouera au même endroit) et l'US Open. Ce pourrait être là l'occasion pour des joueurs souvent dans l'ombre du top 4 de passer sous la lumière, notamment pour nos français Tsonga, Monfils et Gasquet, qui ont tous les trois déjà atteint une demi-finale de Grand Chelem, barrés par des Federer, Nadal ou Djokovic. Federer et Djokovic qui font d'ailleurs des JO leur principal objectif de la saison, ce qui laisse sous entendre qu'ils ne seront pas à fond sur tous les tournois autour, ce qui est physiquement presque impossible. Sur un malentendu, on peut donc espérer voir enfin triompher un représentant tricolore lors d'un tournoi majeur.
Et n'oublions pas Marion Bartoli, finaliste à Wimbledon en 2007 et quart de finaliste en 2011, qui aura donc deux chances de plus cette année d'aller au bout sur le gazon londonien qui lui réussit si bien.
5°) Coupe Davis : les gros se déplaceront
Enfin, il est intéressant de noter que si la France rencontre l'Espagne (demi-finale potentielle) et la Serbie (finale potentielle) cette année, ça se passera en France. En effet, le règlement veut que l'équipe qui reçoit change à chaque rencontre entre les deux mêmes pays. Ainsi, la France aura un avantage de marque sur ces deux pays qui lui ont barré la route ces dernières années. En effet, après être tombés contre le chaud public serbe en 2010 et sur la terre battue espagnole en 2011, les français pourront cette fois choisir les conditions (surface, balles, intérieur ou extérieur) dans lesquelles ils accueilleront leurs prestigieux adversaires, ce qui constitue un avantage non négligeable (rappelez vous le France-Espagne de 2010...). Notons aussi que si l'équipe de France ne compte pas de blessure, elle pourrait bien être au complet sur tous les matchs, ce qui ne sera pas le cas de tout le monde. Nadal et Del Potro ont déjà annoncé qu'ils n'étaient pas sûr de jouer en Coupe Davis cette saison, et on se demande si Federer et Djokovic souhaiteront y laisser des forces avant les jeux (les quarts se jouent en juillet), ou si ils auront encore des forces après (les demies se jouent en septembre). Enfin, pour la dernière année de Guy Forget en tant que capitaine, on peut penser que les bleus auront à coeur d'offrir à leur mentor un départ en beauté.
Alors, tous derrière les bleus pour cette année 2012, en espérant avoir de quoi rêver!
Vincent